Bonne année 2017 !

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Conférence-débat « Peut-on encore vivre ensemble? » – Musée de la vie wallonne, mercredi 12 octobre 2016 à 19h

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Ciné-débat: « Femmes combattantes contre Daesh » – Musée de la vie wallonne, mardi 7 juin 2016 à 18h30

Photos de l’activité à découvrir ici

Femmes contre Daesh

Article193 vous invite à la la projection exceptionnelle du documentaire de Pascale Bourgaux « Femmes contre Daesh », en présence de la réalisatrice belge.
 
Face à Daesh, des centaines de jeunes femmes kurdes ont pris les armes et se battent en première ligne. Viyan et Ararat, 25 ans toutes les deux, font partie des Unités de Protection de la Femme, composante féminine de la guérilla kurde. Elles présentent leur quotidien pour montrer les raisons de leur engagement, la réalité de leur combat et les souffrances physiques et morales qu’elles supportent.
 
Programme:
– 18h30: projection du documentaire
– 19h30: suivi d’une rencontre avec Pascale Bourgeaux, la réalisatrice. Pascale est journaliste reporter et a régulièrement effectué le portrait de femmes dans les conflits ( Irak, Afghanistan, Syrie,…). L’occasion d’évoquer ensemble le rôle des femmes dans les conflits armés.
 
Cette rencontre se passera au coeur de l’exposition « HomoMigratus, comprendre les migrations humaines » qui se tient au Musée de la Vie wallonne. L’exposition sera accessible dès 17h30 et jusqu’à la fin du ciné-débat.
 
Pascale Bourgeaux a également écrit le livre « Moi, Vian, combattante contre Daesh ». Livre aux Trésors sera avec nous et mettra à disposition le livre pour ceux et celles qui souhaitent le lire.
 
Entrée gratuite – Le nombre de places étant limité, l’inscription est vivement recommandée: en remplissant le formulaire en ligne www.article193.be/trait-dunion ou par email info@article193.be ou encore par téléphone 0488 23 23 79

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L’édification de la démocratie et la consolidation de l’état de droit: entre espoirs, révoltes et radicalisation violente: 16 janvier 2016 à l’Espace Magh (Rue du Poinçon, 17 – 1000 Bruxelles)

Le Comité de vigilance pour la Démocratie en Tunisie et l’ASBL Article 193 organisent une journée de réflexions et d’échanges sur le thème :

9h00 – Accueil
9h 30 – Premier temps: « Du combat contre la radicalisation violente…. »
11h – Pause-café
11h15: Deuxième temps: « … à la défense de la communauté des citoyens et du vivre ensemble »
12h30 – Fin de la matinée

Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie

Après-midi : De la révolution tunisienne au Prix Nobel de la Paix.

14h00 Conférence-Débat : Sociologie du terrorisme: causes; enjeux et solutions

avec :
– Riadh Sidaoui : Directeur du Centre arabe de recherches et d’analyses politiques et sociales basé à Genève.
– Mazen Cherif : Expert des affaires sécuritaires et responsable du département de la lutte contre le terrorisme dans le Centre tunisien pour l’étude de la sécurité globale
Modérateur Hassan Bousetta: universitaire et homme politique belge

16h – Pause-café

16h15 : Paroles Libre – « كلام حر »

Hommage au Prix Nobel Tunisien par des citoyens représentants l’ensemble du monde arabe.


Drink afterwork – jeudi 10 décembre 2015 (18h30-21h30, Bruxelles)

L’association Article 193 vous invite ce jeudi 10 décembre à son drink afterwork au cours duquel quelques prises de parole évoquerons la tension entre sécurité et protection des libertés dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Cet événement aura lieu dans le centre ville de Bruxelles.

INSCRIPTION OBLIGATOIRE – CLIQUEZ SUR L’IMAGE

Activite 10122015 Version newsletter


Texte de réflexion des membres d’Article 193 suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris

Une fois de plus le sang de civils innocents a coulé ! Une fois de plus des femmes et des hommes ont été fauchés dans l’ordinaire de leur quotidien par des actes barbares commis par des êtres fanatisés et déshumanisés agissant pour ordre d’une entreprise sectaire et criminelle. Une fois de plus, ce sont nos démocraties qui sont prises pour cible, leurs valeurs ainsi que les droits et les libertés qu’elles nous garantissent.

En s’en prenant à des espaces de liberté, de création et de divertissement, les auteurs des attaques de Paris ont voulu pousser la logique de la terreur à son extrémité. La folie meurtrière et aveugle qui s’était déjà déchaînée dans l’attaque de la rédaction de Charlie Hebdo et de l’Hypercasher en janvier dernier, à Sousse en juin, à Beyrouth encore tout récemment, a pris un tour qui se voulait paroxystique.

Depuis plus d’une décennie le radicalisme violent a touché l’ensemble des continents. Il a fait irruption dans le quotidien de millions d’êtres humains, particulièrement au Proche et Moyen-Orient, et frappe maintenant de manière répétée et de plus en plus brutale dans les villes européennes. L’incompréhension, le désarroi et la crainte sont d’autant plus profonds que des citoyens européens se laissent chaque jour séduire par l’appel d’une organisation qui met en scène la mort de manière abjecte et organise l’assassinat d’êtres humains sans défense.

Le constat le plus pénible est que les kamikazes de Paris semblent être en majorité des jeunes enfantés par nos sociétés. Certains d’entre eux ont fait l’expérience de terrains de combat étrangers dont ils ignorent tout. Il sont partis pour affronter l’ennemi qu’on leur désignait et que pour la plupart ils pouvaient difficilement définir a priori. Comment ne pas voir qu’il y a dans ces entreprises une manipulation qui agit par la fabrication d’identités absolutisées et l’invention d’une tradition religieuse fantasmée? Des jeunes de nos quartiers, de nos villes et villages, embrigadés, manipulés, exportés, puis importés pour commettre le pire dans les entrailles de la société qui les a vu naître et grandir. Cela nous impose de nous questionner sur ce qui a échoué dans ces parcours de vie qui conduisent vers ces horizons mortifères. Ces questions sont posées et reposées en boucle depuis des années. Elles le resteront encore probablement pour plusieurs années. Plutôt que de céder à la psychose qui est la finalité de la terreur, Article 193 invite au contraire l’ensemble des citoyens à approfondir le dialogue, l’échange et la recherche de solutions non-violentes aux conflits de politique intérieure et internationale.

Article 193 asbl

Lundi 16 novembre 2015.


Communiqué de presse consécutif aux attaques terroristes du 13 novembre 2015 à Paris

Article 193 dénonce et condamne avec la plus grande fermeté les attentats du 13 novembre 2015 de Paris. Nos premières pensées vont vers les familles des victimes et leur entourage. Nous leur adressons l’expression de notre compassion, de notre sympathie et de notre solidarité. Article 193 condamne l’usage de la violence utilisée lors des attentats de Paris et la manière odieuse avec laquelle les terroristes ont agi.

Dans cette période de peur, de violence et de repli sur soi, nous appelons chaque citoyen à ne pas céder à la psychose. Dans cet esprit, Article 193 s’engage à aller à la rencontre des citoyens dans l’ensemble des provinces wallonnes et à Bruxelles dans le courant de l’année 2016 en proposant une méthode de délibération citoyenne spécifiquement axée sur la radicalisation violente.

Article 193 s’efforcera d’être présent ou représenté dans les rassemblements en hommage aux victimes et notamment à celui organisé par la Ville et la Province de Liège, mardi 17 novembre 2015 Place du Marché à Liège à 17h30. Nous invitons nos concitoyens à nous rejoindre pour témoigner leur solidarité avec les victimes qui sont tombées sous les coups des terroristes à Paris, à Beyrouth et à travers le monde.

Qui est article 193 ?

Article 193 est une association née suite aux attaques de janvier 2015 à Paris contre la rédaction de Charlie Hebdo et l’hypercasher. Elle vise à la redynamisation et la défense d’une communauté de citoyens plurielle s’appuyant sur la défense de l’état de droit et les principes du patriotisme constitutionnel. Dans son action, elle cherche à dépasser toute forme d’enfermement identitaire, idéologique, philosophique et politique.Article 193 œuvre à l’amélioration du vivre ensemble. Elle défend la diversité de notre société et vise à soutenir toutes les démarches qui permettent d’apprendre à se connaitre, à se parler, à agir dans une démarche de citoyenneté partagée.

Conférence de Nicolas Hénin

Samedi 26 septembre 2015, l’asbl Article 193 organise une conférence-débat autour du livre de Nicolas Hénin « Jihad Academy: nos erreurs face à l’état islamique ». La conférence se déroule à 17h à l’Auberge de jeunesse Simenon (Rue G.Simenon, 2 à 4020 Liège). Entrée libre


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Appel de l’Article 193

Entre le 7 et 9 janvier 2015, dix-sept personnes ont trouvé la mort à Paris sous les balles de terroristes. Ces événements ont provoqué un choc et une secousse d’effroi d’une ampleur mondiale. La folie meurtrière qui s’est déployée dans la capitale française a généré une émotion et une douleur qui ont frappé en premier lieu les familles des victimes mais qui ont en réalité touché l’ensemble des démocrates dans le monde. Quelques jours après Paris, les événements de Verviers nous alertent car la répétition de ce scénario sur d’autres sols européens ne peut aucunement être exclue. Avec un nombre élevé de jeunes Belges partis combattre à l’étranger, la Belgique est confrontée à une menace identique à celle qui a endeuillé Paris.

Les auteurs de ces attaques ont visé des symboles de valeurs, de libertés et de droits chèrement conquis. À ce titre, nous pensons qu’il convient d’y répondre non par la peur, la fuite ou le reniement mais par un engagement plus fort encore pour défendre ces principes ainsi que le lien qui nous unit comme communauté de citoyens.

Les attaques de Paris ont également contribué à dévoiler les fossés et fractures que nos sociétés ont laissé se développer en leur sein. Des jeunes, en nombre croissant, privés de perspectives d’avenir et piégés dans des trajectoires de vie fracassées, finissent par se détourner des modèles de vie qui leur sont proposés. Puis, fourvoyés par des prédicateurs haineux, quelques-uns se convertissent, sous nos regards impuissants, de galériens de quartiers en guerriers identitaires aux parcours mondialisés.

Notre société n’a pourtant jamais été aussi réellement et profondément façonnée par le métissage et la mixité, tant dans les familles que dans les relations amicales ou professionnelles. De la rue au Parlement en passant par notre équipe nationale de football, il n’est pas un espace de vie qui ne se soit ouvert à la diversité culturelle avec plus ou moins de bonheur.

En ces moments historiques où nous assistons à la plus brutale des attaques contre la volonté de vivre ensemble dans la liberté, la fraternité et la pluralité des appartenances, il serait coupable de rester silencieux. L’heure est à la mobilisation sur ce qui unit et non sur ce qui sépare. Tant qu’il en est encore temps, ne laissons pas l’étau se refermer dans un dialogue des extrêmes d’où ne pourra naître qu’un funeste cycle de violences et de contre-violences.

Ce qui nous unit, c’est notre volonté commune de faire société. Et nous pensons qu’il n’y a aucun accommodement possible entre ceux qui recourent à la violence ou justifient son usage comme mode de résolution des conflits et ceux qui veulent se rassembler autour de notre charte fondamentale pour affirmer qu’elle est à la fois le fondement de notre vivre ensemble et la base de toutes les solutions aux difficultés actuelles que nous traversons.

Nous, signataires, voulons rappeler l’esprit d’union gravé dans le marbre de notre Constitution qui adopte pour devise en son article 193 « L’union fait la force ». Cette devise nationale, qui scelle historiquement l’alliance des libéraux et des catholiques, nous voulons lui donner un sens renouvelé et contemporain. Pour cela, nous appelons l’ensemble des citoyens à s’engager à nos côtés en signant cet appel pour un mouvement de l’« Article 193 », qui sera animé par un esprit de rassemblement, d’union et de patriotisme constitutionnel.

Concrètement, le mouvement appelle à se rassembler autour de quatre chantiers :

  1. La défense de la communauté des citoyens et du vivre ensemble
  2. Le combat contre le radicalisme et la violence politique.
  3. La lutte contre le racisme, les discriminations et les discours de haine.
  4. L’engagement en faveur d’une meilleure collaboration internationale avec les acteurs poursuivant les mêmes objectifs